Le légalisme contre l’iniquité

bars

Le terme « légalisme » n’apparaît pas dans la Bible et il est donc difficile à définir bibliquement parlant. Pour les besoins de cette étude, cependant, le légalisme peut être défini comme la confiance dans la loi qui sécurise le salut et la sanctification. Les « Lois » que le légaliste cherche à garder peuvent être soient les commandements donnés par Dieu ou soient les règlements et règles faits par les hommes. Selon cette définition, une personne n’est pas nécessairement légaliste seulement parce qu’elle a une conscience trop sensible de ce qui concerne les questions telles que l’honnêteté ou la simplicité. Ni ceux qui mettent l’accent sur la responsabilité humaine autant que sur la souveraineté divine. (Philippiens 2 :12-13) Une personne n’est pas non plus légaliste parce qu’elle insiste sur les besoins de discipline spirituelle tels que le jeûne et le reniement de soi.

Le terme « iniquité », lui, apparaît dans la Bible, et sa signification est claire dans le contexte où il est trouvé : « Car quelle association y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? Et quel accord entre Christ et Bélial ? » (2 Corinthiens 6 :14-15 ; Voir aussi Matthieu 7 :23 ; 13 :41 ; 23 :28 ; 24 :12) Ici nous voyons que l’iniquité est l’opposée de la  « justice » et elle est associée aux « ténèbres » et à « Bélial ». Le terme grec « inique » signifie littéralement « sans loi » (Grec anomos : a = « sans », nomos = « loi »). Le terme « antinomien », qui n’apparaît pas dans la Bible, vient aussi du mot grec « loi » : anti = « contre », nomos = « loi ». Les vrais antinomiens ne sont pas seulement sans loi, mais aussi contre la loi.

Les erreurs qui s’opposent

Rien n’est suffisant pour sécuriser une vraie sainteté de vie excepté la puissance régénératrice et intérieure du Saint Esprit. Ce n’est pas surprenant, alors, que les faux enseignants (ceux qui sont « dépourvus de l’Esprit ») (Jude 19) ont toujours tendus vers, soit le légalisme, soit l’iniquité, dans leur approche de la vie « chrétienne ». Ceux qui sont légalistes ont substitués la loi à la grâce (Galates 5 :4), et ceux qui sont sans loi ont « changé en dérèglement la grâce de notre Dieu » (Jude 4). Bien que nous puissions penser au légalisme comme à un péché particulièrement « juif » et à l’iniquité comme à un péché particulièrement « païen », en réalité les deux tendances coexistent dans chaque homme naturel. Le cœur rempli de péché qui est légaliste dans sa pensée un jour peut être inique dans ses actions l’autre jour. En fait, le légalisme externe coïncide souvent avec l’iniquité interne ; les scribes et les Pharisiens en sont un exemple principal. (Matthieu 23 :28)

Un chrétien ne peut pas être un vrai légaliste, puisque la foi dans la loi et la foi en Christ s’excluent l’une l’autre (Galates 5 :4). De la même façon, un chrétien ne peut pas vraiment être sans loi, puisque Christ « n’a jamais connu » ceux qui « pratiquent l’iniquité » (Matthieu 7 :23). Néanmoins, les chrétiens peuvent être très affectés à la fois par le légalisme (comme le furent les Galates) et par l’iniquité (comme le furent les Corinthiens). Les vrais chrétiens peuvent devenir légalistes dans leur façon de penser, en se concentrant sur l’obéissance à une « liste de devoirs » plutôt que sur leur relation avec Christ, et en cherchant par leur « performance » journalière à garder la faveur de Dieu et Son sourire. De la même façon, les vrais chrétiens peuvent devenir sans loi dans leur façon de penser, en utilisant la « grâce » comme d’une excuse pour leur façon de vivre spirituelle paresseuse et irréfléchie, plutôt qu’en « se disciplinant dans le but de la sainteté » (1 Timothée 4 :7). Chaque personne qui se dit chrétienne devrait tenir compte des signes d’avertissements du légalisme et de l’iniquité, puisque chacun d’eux déshonore Dieu, et le Saint Esprit ne permettra jamais que l’un des deux « règne » dans la vie d’un vrai croyant.

Les caractéristiques du légalisme

1. Le légaliste centre sa vie autour de la loi plutôt que Dieu. Le plus grand péché du légaliste est qu’il n’aime pas et n’adore pas vraiment Dieu. Au lieu de cela, son « cœur, âme, pensée et force » – ses affections, soucis, pensées et énergie – sont toutes centrées sur les lois, règles et règlements. C’est particulièrement odieux pour Dieu parce que cela donne aux hommes perdus l’impression que la vraie religion est quelque chose de désagréable et d’impersonnel – une façon de garder une règle sans vie, plutôt qu’une relation d’amour avec un Dieu vivant. Le fait qu’une telle religion pharisaïque est « hautement estimée parmi les hommes » la rend encore plus « détestable aux yeux de Dieu » (Luc 16 :14-15). La vraie vie chrétienne, au contraire, est quelque chose de joyeux, libre et sans contrainte. Elle glorifie Dieu parce qu’elle coule d’un cœur qui se réjouit en Lui et L’aime d’une façon extrême.

Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement.
Matthieu 22 :37-38

Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.
Romains 14 :17

2. Le légaliste est plus intéressé par le fait de garder la loi que par les besoins de ses semblables. Le deuxième plus grand péché du légaliste est qu’il n’aime pas réellement les autres. Pour le légaliste, les « règles » sont plus importantes que les personnes, et le « sacrifice » est plus important que la « compassion » (Matthieu 9 :11-13). Le légalisme est insensible au besoin humain. Il est centré sur la loi, et non pas centré sur l’amour. Il s’occupe plus des petits points de détails comme l’observance du Sabbat plutôt que des souffrances de ses semblables (Marc 3 :1-6). La conscience d’un légaliste ne sera pas troublée quand il enverra un Judas se suicider, mais il sera très soucieux de ne pas transgresser un petit point de détail du protocole légal (Matthieu 27 :3-6).

Et voici le second (plus grand commandement), qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Matthieu 22 :39

Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche. Ils observaient Jésus, pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat: c’était afin de pouvoir l’accuser. Et Jésus dit à l’homme qui avait la main sèche: Lève-toi, là au milieu. Puis il leur dit: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer? Mais ils gardèrent le silence. Alors, promenant ses regards sur eux avec indignation, et en même temps affligé de l’endurcissement de leur cœur, il dit à l’homme: Étends ta main. Il l’étendit, et sa main fut guérie. Les pharisiens sortirent, et aussitôt ils se consultèrent avec les hérodiens sur les moyens de le faire périr.
Marc 3 :1-6

Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie? Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
Matthieu 9 :11-13

En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger. Les pharisiens, voyant cela, lui dirent: Voici, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat. Mais Jésus leur répondit: N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger, non plus qu’à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls? Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables? Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents. Car le Fils de l’homme est maître du sabbat.
Matthieu 12 :1-8

Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant: J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent: Que nous importe? Cela te regarde. Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira, et alla se pendre. Les principaux sacrificateurs les ramassèrent, et dirent: Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang.
Matthieu 27 :3-6

3. Le légalisme met l’accent sur le côté externe. Le légaliste voit la justice principalement en termes d’actes externes, plutôt qu’en termes d’attitudes internes. Il a une vue superficielle du péché et il imagine qu’en gardant la loi en apparence, il plaît à Dieu. Il ne connaît rien à la justice qui vient d’un cœur vrai. Il « juge selon les apparences extérieures, » (Jean 7 :22-24) alors que Dieu « regarde au cœur. »(1 Samuel 16 :7)

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance. Pharisien aveugle! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.
Matthieu 23 :25-28

Le pharisien vit avec étonnement qu’il ne s’était pas lavé avant le repas. Mais le Seigneur lui dit: Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l’intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. Insensés! celui qui a fait le dehors n’a-t-il pas fait aussi le dedans? Donnez plutôt en aumônes ce qui est dedans, et voici, toutes choses seront pures pour vous.
Luc 11 :38-41

A cause de l’accentuation qu’il met sur les choses externes, le légalisme tend à promouvoir la conformité extérieure et l’uniformité, plutôt que la vraie unité de l’esprit. Tout le monde se ressemble, parle de la même façon, s’habille de la même façon. Le légalisme étouffe la spontanéité, l’individualité et la liberté.

4. Le légalisme se spécialise sur les choses secondaires. Puisque les légalistes sont aveugles devant les questions « pesantes » de la loi, ils centrent leur attention sur les points de détails et négligent les choses qui sont les plus importantes. Ils « retiennent au filtre le moucheron » en observant des règlements et des règles secondaires, mais « ils avalent le chameau » en n’aimant pas Dieu ni les autres.

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. Conducteurs aveugles! qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau.
Matthieu 23 :23-24

5. Le légalisme devient une religion de spécialiste. Parce que le légaliste n’a aucune relation vivante avec Dieu en tant qu’enseignant et guide, il doit avoir une « règle » pour toute situation qui pourrait surgir. Une classe entière de personnes (« docteurs de la loi ») est donc nécessaire pour interpréter les points de détail de la loi et pour « remplir les blancs » quand ils pensent que Dieu n’a pas donné assez de révélations détaillées.

Un des docteurs de la loi prit la parole, et lui dit: Maître, en parlant de la sorte, c’est aussi nous que tu outrages. Et Jésus répondit: Malheur à vous aussi, docteurs de la loi! parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts… Malheur à vous, docteurs de la loi! parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient.
Luc 11 :45-46, 52

6. Le légalisme tend à rendre souveraines les convictions personnelles ou les traditions humaines et ensuite à les imposer aux autres. Comme dit plus haut, le légaliste doit avoir une règle pour chaque situation. Quand elles ne sont pas clairement expliquées dans les Ecritures, elles doivent être « déduites » en utilisant un mélange de raisonnement humain et d’opinion personnelle. Un tel raisonnement humain et une telle opinion personnelle sont alors acceptés comme « ce que la Bible enseigne » et une nouvelle « loi absolue » est née ! Ces nouvelles lois non bibliques vont littéralement de l’enseignement qui dit que les pare-chocs en chrome sur les voitures sont « mondains » et doivent être peints en noir jusqu’à l’idée que tous les chrétiens doivent faire l’école à la maison à leurs enfants et faire eux-mêmes leur pain !

Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, s’assemblèrent auprès de Jésus. Ils virent quelques-uns de ses disciples prendre leurs repas avec des mains impures, c’est-à-dire, non lavées. Or, les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s’être lavé soigneusement les mains, conformément à la tradition des anciens; et, quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent qu’après s’être purifiés. Ils ont encore beaucoup d’autres observances traditionnelles, comme le lavage des coupes, des cruches et des vases d’airain. Et les pharisiens et les scribes lui demandèrent: Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains impures? Jésus leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, En donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes.
Marc 7 :1-7

7. Le légalisme entraîne les hommes à pécher contre les autres au nom de la justice. Quand les opinions personnelles et les traditions humaines sont élevées à une position de souveraineté, les questions importantes de la loi (comme l’amour pour Dieu et l’amour pour les autres) sont inévitablement minimisées et annulées. Afin de garder ses traditions, le légaliste péchera même contre ses bien-aimés, en rassurant à chaque fois sa conscience avec l’idée qu’il « obéit seulement à Dieu. »

Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore: Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Ce dont j’aurais pu t’assister est corban, c’est-à-dire, une offrande à Dieu, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère, annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables.
Marc 7 :8-13

8. Le légalisme est caractérisé par l’égocentrisme, l’orgueil, l’esprit de jugement et le mépris des autres. L’égo, dans une manifestation ou une autre, est proéminent dans toutes les formes du légalisme.

JE te rends grâces de ce que JE ne suis pas comme le reste des hommes… JE jeûne deux fois la semaine, JE donne la dîme de tous mes revenus.
Luc 18 :11-12

Le légaliste n’a aucune réelle compréhension de son propre état de pécheur ou de la sainteté de Dieu. Il ne croit pas vraiment que « Nul n’est bon à part Dieu » (Matthieu 19 :16-22), alors il imagine en vain qu’il peut « établir sa propre justice » (Romains 10 :3) en gardant la loi. Il ne se précipite pas vers Dieu pour la miséricorde, puisque qu’il n’en a aucun besoin. Il ne se précipite pas vers Dieu pour la justice, puisqu’il pense qu’il a sa propre justice. Il ne se précipite pas vers Dieu pour pouvoir vivre une vie sainte, puisqu’il voit la loi en termes de choses extérieures qu’il peut garder en son pouvoir. Il ne se précipite même pas vers Dieu pour des conseils, puisqu’il a son règlement et ses règles à appliquer à chaque situation. Le légaliste est par conséquent orgueilleux, suffisant et indépendant.
Parce qu’il est orgueilleux et suffisant, le légaliste voit les autres avec mépris. Il se considère comme étant mieux que les autres.

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres: Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain;…
Luc 18 :9-11

De plus, tous les légalistes sont prompts à juger ; ils s’assoient au-dessus des autres et les regardent de haut, en prêtant très attention à leurs prétendues fautes. Les légalistes se chargent aussi de juger les motivations du cœur des autres hommes.

Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.
Matthieu 7 :1-5

Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli. Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.
Romains 14 :3-4

A la lumière de ces choses, ce n’est pas surprenant que, quand de vrais chrétiens avancent vers le légalisme, ils perdent « l’expression du bonheur » (Galates 4 :15) qu’ils avaient autrefois. Ils réalisent au fond qu’ils ne pourront jamais « accomplir » suffisamment pour garder la faveur de Dieu, et ils se trouvent dans un état de malheur et d’esclavage. Plutôt que d’être remplis d’amour les uns pour les autres, ils commencent, à la place, à « se mordre et à se dévorer les uns les autres. »(Galates 5 :15)

9. Le légalisme n’est d’aucune réelle valeur en mortifiant le péché. Bien qu’il ait une démonstration extérieure de la justice, le légalisme en fait encourage le péché plutôt que de le détruire. Soit il pousse les hommes à commettre des péchés encore pires que ceux qu’ils essaient de faire mourir, soit il remplace des péchés extérieurs et évidents par des péchés « religieux » qui sont plus cachés et plus sournois.

Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes: Ne prends pas! ne goûte pas! ne touche pas! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair.
Colossiens 2 :20-23

Les caractéristiques de l’iniquité

1. La personne inique centre sa vie sur l’égo et le péché plutôt que sur Dieu et les autres. « L’égo » est le vrai dieu de toute personne inique. Il se soucie plus de sa propre volonté et de ses désirs que de plaire et de glorifier le Seigneur. Son attitude intérieure est, « Je ne veux pas que cet Homme [Christ] règne sur moi. »(Luc 19 :12-14) Cette personne sans loi se soucie aussi plus de sa propre volonté et de ses désirs que de ce qui le mieux pour ses semblables. Comme le légaliste, il n’arrive absolument pas à garder les deux grands commandements.

Ce sont des écueils dans vos agapes, faisant impudemment bonne chère, se repaissant eux-mêmes. Ce sont des nuées sans eau, poussées par les vents; des arbres d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés; des vagues furieuses de la mer, rejetant l’écume de leurs impuretés; des astres errants, auxquels l’obscurité des ténèbres est réservée pour l’éternité.
Jude 12-13

2. L’iniquité change la grâce de Dieu en liberté de pécher. L’iniquité enseigne que, parce que nous sommes sauvés par la grâce plutôt que par les œuvres, peu importe comment nous vivons. Elle dit que les chrétiens sont libres de pécher parce qu’ils ne sont pas sous la loi, et elle encourage les hommes à négliger ou à penser de façon légère aux commandements de Christ. Ceux qui prennent garde à obéir à Christ sont calomniés et appelés « légalistes ».

Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus Christ.
Jude 4

Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là! Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice?
Romains 6 :15-16

Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.
Matthieu 7 :21-23

3. L’iniquité enseigne qu’il n’est pas nécessaire d’être saint pour être sauvé. L’iniquité implique ou prône ouvertement l’idée que ceux qui sont personnellement injuste peuvent hériter le royaume de Dieu, en disant que les œuvres bonnes ne sont pas le test de la vraie conversion, et que la sanctification n’est pas une preuve essentielle de la justification. La repentance est vue, comme ne faisant pas partie du message de l’évangile, soit comme n’impliquant aucun changement véritable de comportement en ce qui concerne le péché. La foi peut alors être « sans les œuvres » et pourtant être encore la vraie foi qui sauve.

Recherchez la paix avec tous, et la sanctification [sainteté], sans laquelle personne ne verra le Seigneur.
Hébreux 12 :14

Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu.
1 Corinthiens 6 :9-10

Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Matthieu 7 :16-20

Mes frère, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver?… Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile?
Jacques 2 :14, 19-20

4. L’iniquité considère la loi de Dieu avec mépris. Ceux qui sont sans loi n’ont pas peur de traiter les commandements et ordonnances de Dieu à la légère et avec dédain. Par leurs attitudes et leurs actions, ils laissent entendre que la loi elle-même est mauvaise. Paul, d’un autre côté, vante la loi en tant que « sainte, juste et bonne » et rejette comme impensable l’idée que la loi soit péché.

Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n’ai connu le péché que par la loi…
Romains 7 :7

La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.
Romains 7 :12-13

5. L’iniquité déshonore Dieu. L’hypocrisie et l’iniquité par ceux qui se disent chrétiens font que le nom de Dieu est blasphémé parmi les incroyants et que Sa vérité est calomniée.

C’est pourquoi dis à la maison d’Israël: Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Ce n’est pas à cause de vous que j’agis de la sorte, maison d’Israël; c’est à cause de mon saint nom, que vous avez profané parmi les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, qui a été profané parmi les nations, que vous avez profané au milieu d’elles. Et les nations sauront que je suis l’Éternel, dit le Seigneur, l’Éternel, quand je serai sanctifié par vous sous leurs yeux.
Ezéchiel 36 :22-23

Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit.
Romains 2 :23-24

Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux.
2 Pierre 2 :1-2

Dis que les femmes âgées doivent aussi avoir l’extérieur qui convient à la sainteté, n’être ni médisantes, ni adonnées au vin; qu’elles doivent donner de bonnes instructions, dans le but d’apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée.
Tite 2 :3-5

Kirksville, Missouri