Le Baptême ou Christ

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Il n’y a pas longtemps, un de mes amis est devenu chrétien. Maintenant, je ne dis pas qu’il « a pris une décision » ou qu’il « a eu une expérience émotionnelle. » Non, ce fut un miracle ! Après des années d’errance dans les ténèbres spirituelles, ne se souciant absolument pas des choses de Dieu, il a été merveilleusement saisi par le Christ ressuscité et transformé par la puissance d’en haut. Dans les mots de Paul, il est devenu « une nouvelle créature, » « les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles. » Les choses qu’il aimait autrefois, il les déteste maintenant ; les choses qu’il détestait autrefois, il les aime maintenant. Christ et Sa Parole sont devenus extrêmement précieux pour lui, et il pourrait dire avec l’homme de Jean 9, « Une chose que je sais, c’est que alors que j’étais aveugle, maintenant je vois. » Avec ce nouvel amour pour Dieu, est venu un désir et une puissance pour rompre avec le péché qu’il n’avait jamais connus avant.

Quelle stupéfaction alors, à la lumière de tout ceci, que mon ami s’est entendu dire (par quelqu’un qui professait aussi le nom de Christ) qu’il était impossible qu’il soit chrétien ! Non, il était en fait « mort dans ses péchés » et toujours sous la colère de Dieu ! Et la raison ? Pourquoi, il n’avait pas encore été baptisé ! « Selon la Bible, » il lui a été dit, « les péchés d’un homme ne sont pas effacés à moins et tant qu’il n’est pas baptisé. » Peu importe les preuves qu’il y ait la présence du Saint-Esprit demeurant en lui, et les signes de la vie de Dieu dans l’âme de cet homme ; tous ceci était marqué comme faux et trompeur parce que le nouveau croyant n’avait pas encore eu son corps physiquement plongé dans l’eau !

Maintenant le fait que de telles choses sont enseignées, même par ceux des milieux soi-disant chrétiens conservateurs, ne serait pas tellement important si c’était une simple question de légère différence sur la vérité chrétienne. Mais ce n’est pas le cas. Ce que nous avons ici, ce n’est pas le vrai évangile donné d’un point de vue différent ; c’est un « évangile » entièrement différent – un faux évangile. En d’autres mots, nous parlons ici, pas d’une différence entre une pomme rouge et une verte, mais de la différence entre une pomme et une tomate. Il y a ici deux messages entièrement différents, qui conduisent l’âme vers deux destinations entièrement différentes.

Le salut par les œuvres

Pourquoi est-ce le cas ? De quoi parle le « pardon baptismal » qui le met dans une catégorie différente du vrai évangile ? La réponse à cette question ne va pas chercher loin : la Bible enseigne que les hommes sont justifiés uniquement par l’avenue de la foi, et ainsi est la proclamation du « salut par la foi » ; le message du « pardon baptismal » enseigne que les hommes sont justifiés par « la foi plus l’obéissance, » et ainsi est la proclamation du « salut par les œuvres. » Maintenant les avocats du pardon baptismal insisteront immédiatement que ce n’est pas le cas – que leur message n’est pas un message du « salut par les œuvres, » mais les Ecritures disent clairement que c’est très certainement le cas néanmoins. Nous pourrions citer littéralement des centaines de passages bibliques pour le démontrer (ex. Jean 3 :14-18, 5 :24, 6 :47 ; Actes 16 :30-31 ; Romains 1 :16-17, 3 :21-22, 5 :1, 9 :30-33, 10 :1-13 ; 1 Corinthiens 1 :21 ; Galates 2 :16, 3 :1-14 ; Ephésiens 2 :8 ; Philippiens 3 :8-9 ; 1 Pierre 2 :6-8 ; 1 Jean 5 :1), mais nous devons nous contenter d’en citer juste un, qui illustre le reste – Romains 3 :28. « Car nous comptons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. » Il est important de remarquer au départ que la justification est enseignée ici par la foi seule ; il est précisément dit « sans » les œuvres. En fait, la foi doit être seule, ou ce n’est pas la « foi » dans le sens biblique du mot. La même idée de « croire en Christ » signifie que nous croyons en Lui comme en Celui qui a fini « l’œuvre » du salut, donc qu’il ne nous reste rien à faire. « Quant à celui qui ne fait pas d’œuvre, mais croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est comptée comme justice. De même, David proclame le bonheur de l’homme au compte de qui Dieu met la justice, sans œuvres. » (Romains 4 :5-6) La foi et les œuvres appartiennent à deux catégories qui s’excluent l’une l’autre dans la mesure où le pardon d’un homme devant Dieu est concerné. Par conséquent, quand les « Judaïsants » en Galatie ont essayé d’enseigner qua les hommes sont justifiés par « la foi plus la circoncision, » Paul les a condamnés comme des « faux frères » (Galates 2 :4), enseignant un faux « évangile » (Galates 1 :6-9), et a prononcé les pires des malédictions sur eux (Galates 5 :12, 1 :8-9). Ajouter « les œuvres » à « la foi » dans tous les cas est ainsi, selon la Bible, de croire au « salut par les œuvres » et de se placer sous une malédiction. (Voir Galates, chapitres 1-6). « Car nous comptons, » donc, « que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. »

« Oui, » quelqu’un dit, « mais Paul parlait ici seulement des œuvres de la loi mosaïque, pas des œuvres d’obéissance à Christ. » « C’est vrai que nous ne pouvons pas être justifiés par la foi plus par le fait de garder la Loi de Moïse, mais nous pouvons être justifié par la foi plus l’obéissance aux commandements de Christ. » Rien ne pourrait être aussi éloigné de la vérité ! Quand Paul entreprend d’opposer « le salut par la foi » et « le salut par les œuvres, » il ne s’est pas limité lui-même à ce moment-là aux œuvres de la Loi de Moïse. Il a souvent distingué la Loi de Moïse, c’est vrai, parce c’était le « complexe religieux » particulier des gens de cette époque. Mais quand Paul dit que la justification est par la foi et que les « œuvres » ne peuvent pas en faire partie, il parle de toute activité ou bonté humaines quelles qu’elles soient. Considérez, par exemple, Romains 9 :11. « Car les enfants n’étaient pas encore nés et ils n’avaient fait ni bien ni mal, pourtant – afin que le dessein de Dieu demeure selon l’élection qui dépend non des œuvres, mais de celui qui appelle » Que veut dire Paul par le terme « œuvres » ? La réponse est donnée dans le verset même. Par « œuvres » Paul veut dire « faire ni bien ni mal » ! A nouveau, considérez 2 Timothée 1 :9. « C’est lui qui nous a sauvés et nous a adressé un saint appel, non à cause de nos œuvres, mais à cause de son propre dessein et de la grâce qui nous a été donnée en Christ-Jésus avant les temps éternels. » Ici, « nos œuvres » sont opposées au « dessein et à la grâce de Dieu. » Que sont les « œuvres » alors ? Pas les œuvres de la Loi de Moïse seulement, mais tout ce qui vient du royaume de l’initiative et de l’activité humaine. Même les œuvres réellement justes sont écartées. « Il nous a sauvés, non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde. » (Tite 3 :5) A nouveau, nous pourrions citer verset après verset. Il est évident, alors, que Paul avait l’intention d’appliquer ses mots à n’importe quelles cérémonies religieuses ou commandements que les hommes pourraient ajouter à la foi comme une condition pour la justification, pas seulement ceux qui semblaient être un problème à son époque.

Pas la « foi des démons »

« Mais », proteste quelqu’un, « Jacques enseigne que nous ne sommes pas sauvés par la foi seule. » (Voir Jacques 2 :14-16). Et, bien sûr, c’est vrai. Mais le genre de « foi » auquel fait référence Jacques est un assentiment purement mental, quelque chose que même les démons ont. (Jacques 2 :19) Jacques se soucie d’insister sur le fait que cette vraie foi salvatrice est beaucoup plus qu’un simple assentiment mental sincère. Parce que cela implique toujours un renouvellement complet de l’esprit (« repentance ») et il est le résultat d’une révélation surnaturelle de Christ dans le cœur (Matthieu 16 :15-17 ; 2 Corinthiens 4 :3-6 ; Matthieu 11 :25-26), la foi salvatrice conduit inévitablement à une vie d’obéissance à Dieu. Quand Jacques dit qu’Abraham était « justifié par les œuvres quand il a offert Isaac en sacrifice, » il ne veut pas dire que les péchés d’Abraham n’avaient pas encore été pardonnés à ce moment-là. (Paul explique très clairement qu’Abraham était déjà justifié longtemps avant qu’il n’ait été circoncis, et bien avant qu’il n’ait offert Isaac ! (Voir Romains 4 :9-11 ; Genèse 15 :6, 17 :10, 22 :1) Que dit Jacques alors ? Il dit simplement que la foi qui justifie se manifeste toujours elle-même par des œuvres. Elle est « rendue parfaite », « accomplie », et justifiée par les œuvres. Dans les mots de Jean, « Celui qui dit : je L’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est pas en lui. » (1 Jean 2 :4) Le vrai croyant désirera obéir aux commandements de Christ, en incluant le commandement de se faire baptiser. Mais notez ici, les bonnes œuvres sont le résultat (Ephésiens 2 :10), pas la cause (Ephésiens 2 :8-9), du salut en Christ.

Qu’est-ce que la foi ?

« Mais même si vous dites que les hommes sont sauvés par ‘la foi seule’, ‘croire’ en lui-même est juste une autre sorte d’œuvre’ – quelque chose que les hommes font par obéissance à Christ pour obtenir la faveur de Dieu. » Absolument pas ! Quand Dieu déclare juste devant Lui les pécheurs qui se repentent, Il regarde le sang et les mérites de Christ, pas la foi de l’homme ! L’évangile n’est pas une « nouvelle loi », une série d’étapes « 1, 2, 3 » auxquelles les hommes obéissent avec confiance afin « d’être sauvés ». Au contraire, l’idée même de « croire en Christ » implique d’abandonner totalement notre propre « faire » et notre capacité. La foi qui justifie, dans son essence même, est la confiance en Un Autre. C’est l’attitude de celui qui a abandonné tout espoir d’une quelconque vertu qu’il ait jamais pu avoir – incluant même sa propre « croyance », « repentance », ou « obéissance » — et a alors regardé entièrement et complètement à Un Autre pour son salut. La foi est le désespoir personnel dirigé vers Dieu. C’est le regard désespéré de l’âme vers le Sauveur.

Le Seigneur Jésus Christ en donne une illustration glorieuse dans Jean 3 :14-15, quand Il explique la foi salvatrice en termes de serpent dans le désert. (Nombres 21 :4-9) Tout comme le serpent a été élevé par Moïse afin que les hommes puissent le regarder et être sauvés, ainsi Jésus était élevé sur la croix afin que quiconque croit (i.e. « regarde ») en Lui puisse avoir la vie éternelle. Comment les hommes étaient-ils sauvés par rapport au serpent ? En « regardant plus les œuvres » ? En « regardant plus le baptême » ? Non ! En « regardant » seulement ! « Quand il regardera… il vivra. » (Nombres 21 :8) De plus, vu que la foi est le regard de l’âme à Christ, il est impossible d’exercer la foi biblique et de regarder à soi-même en même temps. Ceux qui mettent leur confiance en tout sauf en Christ, que ce soit leur propre supposée « foi » ou leur « repentance » dans les larmes ou leur « baptême obéissant », font encore confiance dans leurs propres œuvres et iront en enfer, c’est sûr.

Quelques exemples particuliers

A la lumière de ces grands principes généraux enseignés dans toute la Bible concernant le chemin du salut, il est stupéfiant que tout le monde interprète mal les passages particuliers de l’Ecriture relatifs au baptême. Ces passages ont été mal interprétés, cependant, et nous devons dans le temps qui nous reste parler de certains d’entre eux. La méthode habituelle de ceux qui croit au pardon baptismal, c’est d’ignorer les grandes sections doctrinales de l’Ecriture où le chemin de la justification est traité en particulier et en profondeur (ex. Romains 1 :16-4 :25 ; Galates 2 :11-3 :29) et d’aller dans le livre des Actes, où l’histoire de différentes conversions est présentée. Parce le baptême des nouveaux convertis est particulièrement mentionné dans la plupart des cas, il n’est pas difficile de venir avec une liste impressionnante de conversions du Nouveau Testament, toutes contenant le mot « baptême ». (C’est exactement la même méthode utilisée par ceux qui désirent prouver que les « langues » sont « la seule preuve » de l’effusion du Saint-Esprit.)

Mais le livre des Actes enseigne-t-il vraiment que les hommes doivent être baptisés pour être sauvés ? La réponse à cette question est, « Non ! » Considérez, par exemple, le cas de Corneille et de ses amis. (Actes 10 :44-48, 11 :12-18, 15 :7-9) Pendant que Pierre étant encore en train de parler, « le Saint-Esprit tomba sur tous ceux qui écoutaient le message. » On peut imaginer la folie d’essayer de convaincre ces croyants remplis de l’Esprit, qui « parlaient en langues et exaltaient Dieu », qu’ils étaient encore morts dans leurs péchés parce qu’ils n’avaient pas encore été baptisés ! La Bible ne laisse aucune place à la question de savoir si ces gens étaient vraiment sauvés avant le baptême. Ils avaient reçu le « don » du Saint-Esprit « tout comme les Apôtres ». (Actes 10 :45,47) Ce ci est interprété par Pierre comme étant le « même don » qui avait été promis par Christ (Actes 11 :15-16) et avait donné plus tôt aux Apôtres eux-mêmes « après avoir crus au Seigneur Jésus Christ ». Quand les disciples à Jérusalem entendirent parler de cette effusion du Saint-Esprit, ils en conclurent que Dieu avait « accordé aussi aux païens la repentance afin qu’ils aient la vie ». (Actes 11 :18) Et Pierre, parlant plus tard de cet incident, considère le don du Saint-Esprit comme étant une preuve que « Dieu qui connait le cœur » et « leur a rendu témoignage » et « ne faisant aucune différence » entre les chrétiens juifs et eux, « purifiant leurs cœurs par la foi ». (Actes 15 :7-9) En fait, c’était l’effusion de l’Esprit de Dieu sur Corneille et ses amis que Pierre a donné comme raison pour leur baptême ! (Actes 10 :47-48) Maintenant, si le baptême n’est pas nécessaire au salut, comment des hommes peuvent-ils enseigner qu’il l’est ?

La conversion de Paul

Mais considérons un autre exemple du livre des Actes – la conversion de Paul. (Actes 9, 22, 26) Ceux qui croient au pardon baptismal font souvent appel à Actes 22 :16, dans un effort pour prouver leur position (« Lève-toi, sois baptisé et lavé de tes péchés, en invoquant Son nom. »), en insistant sur le fait que la phrase « lavé de tes péchés », a une signification littérale. En d’autres mots, quand Ananias dit à Paul « d’être baptisé et lavé de ses péchés », il ne fait pas référence à ce que le baptême signifie et symbolise (la purification interne des péchés par le sang de Jésus), mais à ce que le baptême fait en fait. Maintenant, nous savons que cela ne peut pas être l’interprétation correcte de ce verset, à cause des passages que nous avons examinés. (Exactement la même chose est impliquée ici comme dans l’ordonnance du Nouveau Testament, le « Repas du Seigneur. » Quand Jésus dit, « Voici Mon corps… », nous savons à partir de toutes les Ecritures que Ses mots ne peuvent absolument pas être pris à leur vraie valeur, bien que beaucoup insistent sur cette interprétation). Néanmoins, si nous regardons plus précisément les évènements entourant le contact de Paul avec Ananias, nous trouvons que même ce passage de l’Ecriture indique la direction opposée au pardon baptismal. Que s’est-il passé avant le baptême de Paul ? Ananias « est entré dans la maison, et après lui avoir imposé les mains a dit, ‘Frère Paul, le Seigneur Jésus… m’a envoyé pour que tu puisses recouvrer la vue, et être rempli du Saint-Esprit ». (Actes 9 :17) Quand nous considérons ces mots concernant le but de l’imposition des mains d’Ananias sur Paul, en particulier à la lumière de passages tels que Actes 8 :14-19 et Actes 19 :6, la preuve est fortement évidente que Paul fut rempli du Saint-Esprit quand Ananias lui a imposé les mains et en même temps il a recouvré la vue. En d’autres mots, la conversion de Paul suit le même schéma que celle de Corneille – il était un enfant de Dieu et a reçu la plénitude de l’Esprit de Dieu avant d’être baptisé.

Les Evangiles

Il y a d’autres livres dans le Nouveau Testament en plus des Actes, cependant, qui nous donnent un récit historique des conversions d’individus, et ces livres sont les Evangiles. Que trouvons-nous dans les Evangiles concernant la nécessité du baptême ? Exactement la même chose que dans le livre des Actes ! Jésus dit aux gens que leurs « péchés sont pardonnés » sans même dire un mot sur le baptême. (Voir, par exemple, Luc 5 :20, 7 :48) Il est important de réaliser ici que la pratique du baptême a déjà été confirmée par Jésus Lui-même. (Jean 3 :22, 4 :1-2) (Il n’a pas été inventé le jour de la Pentecôte !) Ceci, alors, aurait été l’occasion parfaite pour Jésus d’insister sur le baptême avant de déclarer le pardon. Au lieu de ça, Il dit, « Ta foi t’a sauvé ; va en paix. » (Luc 7 :50)

Un autre exemple est fourni dans le cas du collecteur d’impôts, qui a crié dans le désespoir, « O Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur. » Cet homme « descendit dans sa maison justifié » — sans baptême. (Luc 18 :13-14) On pourrait aussi penser au brigand sur la croix, qui aurait pu être dans la plus misérable condition s’il n’avait pas pu être sauvé sans le baptême. Quelle consolation c’est pour les malades et les fragiles (pour qui le baptême est souvent dangereux ou impossible) de savoir qu’ils peuvent trouver le pardon du Seigneur de la même manière que ce brigand, simplement en criant au Seigneur pour Sa miséricorde. (Luc 23 :42-43)

L’Ancien Testament

Ce n’est pas seulement dans les Evangiles et le livre des Actes, cependant, que les gens sont sauvés par la foi seule, sans le baptême ou d’autres œuvres. Le chemin du salut a toujours été le même, du début de la Bible jusqu’à la fin. Même le peuple de l’Ancien Testament n’a pas été sauvé par les œuvres, comme certains le supposent, mais entièrement par la foi. Cela est clairement souligné dans des passages tels que Romains 4 :1-12 et Hébreux 10 :26-12 :2. Dans Romains 4 :1-12, le but complet de Paul en soulignant les cas d’Abraham et de David est de prouver que le chemin du salut par la foi qu’il prêche n’est pas une chose nouvelle, mais la manière par laquelle les hommes ont toujours été sauvés. C’est vrai, soit qu’ils aient vécu avant que la Loi de Moïse ne soit donnée (comme pour Abraham), soit qu’ils aient vécu directement sous la Loi de Moïse (comme pour David). Les versets 3, 5 et 6 ne pourraient pas être plus clairs dans leur enseignement sur le chemin du salut pendant la période de l’Ancien Testament.

Mais et la circoncision ? Quelle part la circoncision a-t-elle dans la justification devant Dieu d’un croyant de l’Ancien Testament ? Aucune ! Abraham fut considéré comme juste devant Dieu par la foi seule, bien longtemps avant qu’il ne soit circoncis. (Romains 4 :9-10 ; Genèse 15 :6, 17 :10) La circoncision fut le signal et le sceau de la justice qu’il possédait déjà alors qu’il était incirconcis. (Romains 4 :11) Maintenant tout comme la circoncision fut le signe de l’alliance de l’Ancien Testament, ainsi le baptême est le signe de l’alliance du Nouveau Testament. (Colossiens 2 :11-12) N’est-ce pas stupéfiant, alors que ceux qui vivaient sous la Loi de Moïse pouvaient être justifiés sans la circoncision ou une autre œuvre, et pourtant il nous est dit par certains hommes que ceux qui vivent sous l’Evangile du Royaume doivent être baptisés avant de pouvoir être sauvés ! Il semblerait que de telles personnes vivent dans une période avec moins de grâce que dans l’Ancien Testament, plutôt que plus de grâce, comme la Bible nous le dit ! Et Dieu n’est-Il pas le même « hier, aujourd’hui et demain « ? Comment, alors, quelque chose d’aussi fondamental et important comme le chemin du salut pourrait changer ? En fait, pourquoi Paul feraient-il appel aux cas d’Abraham et de David, si ce n’est pas parce qu’ils avaient été sauvés exactement de la même manière que nous ?

Comme nous l’avons déjà vu, la circoncision était prévue par Dieu comme étant un « signe » et un « sceau » de justice qu’Abraham possédait bien qu’incirconcis. Dans Colossiens 2 :11, on nous montre ce que cette circoncision symbolisait. C’était une ablation externe de chair physique qui signifiait « la circoncision interne du cœur » et « le rejet du vieil homme ». (Voir aussi Romains 2 :28-29, Actes 7 :51, Jérémie 4 :4, Deutéronome 30 :6, etc.) Maintenant si la circoncision, le signe de l’alliance de l’Ancien Testament, avait pour signification un signe et un sceau, n’est-ce pas somme toute raisonnable de supposer que le baptême, le signe de l’alliance du Nouveau Testament, est aussi prévu comme un signe et un sceau ? Et en réalité, n’est-ce pas exactement ce que nous voyons Paul enseigner dans Colossiens 2 ? Car, après avoir expliqué le symbolisme impliqué dans la circoncision (v. 11), Paul expose immédiatement le symbolisme présenté par le baptême (v. 12) Mais alors que signifie le baptême ? Il signifie l’enterrement et la résurrection du croyant avec Christ. Le croyant descend sous l’eau comme image de l’enterrement avec Christ, ensuite sort de l’eau comme image de sa résurrection avec Christ. (Voir aussi Romains 6 :3-4) A nouveau, ceux qui enseignent le pardon baptismal insiste sur le fait que ceci n’est pas simplement l’image présentée dans le baptême, mais ce que, en fait, le baptême accomplit. Nous croyons qu’assez de choses ont déjà été dites pour montrer l’erreur d’une telle interprétation. Paul n’a placé nulle part l’importance du baptême à un niveau tel que de telles personnes aimeraient penser qu’il l’ait fait. En écrivant aux Corinthiens, il nous dit qu’il a été envoyé « non pour baptiser, mais pour prêcher l’évangile. » Il ne peut même pas se rappeler avec certitude qui il a baptisé ! Ce ne sont guère les mots d’un homme qui cherche à baptiser pour laver les péchés !

Les « versets à problèmes »

Mais et tous ces passages qui sont utilisés pour enseigner le pardon baptismal ? Plusieurs d’entre eux ont déjà été traités dans la discussion qui précède. Le chercheur honnête trouvera que beaucoup des autres ne se rapporte même pas du tout au baptême d’eau. Par exemple, le mot « baptême » est souvent utilisé en référence à l’effusion du Saint-Esprit, une des marques distinctives de la Nouvelle Alliance. (Matthieu 3 :11 ; Actes 1 :4-5 ; Galates 3 :2-5) Des épreuves et des souffrances ardentes sont aussi décrites comme un « baptême. » (Luc 12 :49-50 ; Marc 10 :38-39 ; Matthieu 3 :11) Le mot « eau », aussi est souvent utilisé dans un sens symbolique, et représente des choses telles que le Saint-Esprit ou la purification par la Parole de Dieu. (Jean 4 :14, 7 :37-39, 13 :5-11, 15 :3, 17 :17 ; cf. Ephésiens 5 :26) La même chose est vraie quand la Bible parle de « laver ». (Jean 13 :5-11, 15 :3, etc. ; cf. 1 Corinthiens 6 :11 ; Tite 3 :5)

Des passages comme Marc 16 :16 ne sont pas non plus difficiles à comprendre. Le baptême est mentionné ici ensemble avec le fait de croire parce que le baptême est totalement impliqué dans ce que signifie devenir un disciple et suivre Christ. C’est une des premières étapes de l’obéissance à Christ et c’est le rite d’initiation, pour ainsi dire, au moyen duquel le nouveau croyant est officiellement reçu dans l’assemblée de l’église. Il y en avait beaucoup au temps de Jésus qui voulaient seulement « croire » à Lui secrètement, par peur des hommes. (Voir Jean 12 :42-43, 2 :23-25) C’était l’acte couteux et d’humilité du baptême, cependant, c’était aussi souvent l’épreuve décisive pour savoir si leur « foi » était une vraie foi salvatrice ou un simple « assentiment mental » comme celui dont Jacques nous a avertis. Pour cette raison, Jésus explique clairement une des conditions du discipulat juste au moment où il donne la Grande Mission. « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ». (Marc 16 :16) Mais notez le parallèle qui fait contraste. « Mais celui qui ne croira pas sera condamné. » Jésus ne dit pas, « Celui qui ne sera pas baptisé sera condamné, » car le baptême n’a rien à voir avec le sujet réel dont il parle.

Un autre passage qui rentre dans la même catégorie que Marc 16 :16 est Actes 2 :38. « Repentez-vous et soyez baptisés ! » Pierre parle à ceux qui, un peu plus tôt, s’étaient moqués et avaient persécuté l’église. En d’autres mots, s’ils voulaient devenir justes devant Dieu, ils devaient non seulement « prendre une décision » ou dire qu’ils « croyaient », mais faire complètement demi-tour dans toute leur façon de penser. Ils devaient sortir et s’identifier officiellement, par le baptême, au groupe méprisé des disciples de Christ. Au moins ça est impliqué dans la vraie foi salvatrice. Et, à nouveau, c’était parce que le baptême était un test draconien de la profession de foi et la « marque » du fait de devenir chrétien que Pierre a appelé ses auditeurs à « se repentir et être baptisé. » Il devrait être noté, en outre, que la phrase, « baptisés pour le pardon des péchés, » a encore à voir avec ce que le baptême signifie, pas ce qu’il fait en fait. Cela peut être vu par une comparaison de Matthieu 3 :11. Le baptême dans le nom de Christ « pour » le pardon des péchés (Actes 2 :38) ne signifie pas non plus que le baptême affecte le pardon tout comme le baptême de Jean dans l’eau « pour » la repentance (Matthieu 3 :11) n’entrainait pas ceux qui étaient baptisés à se repentir. Ils étaient déjà repentants, ou ils ne seraient pas venus vers Jean pour le baptême. Le baptême de Jean était plutôt un baptême qui signifiait la repentance de la part de ceux qui étaient baptisés. La repentance était la chose que son baptême représentait et avec laquelle il s’identifiait en particulier. (Note : Le même mot grec « eis » — « pour » — « à » — apparait dans les deux passages.)

Vue d’ensemble

Il peut être profitable ici, pour résumer, de montrer que toute la position du pardon baptismal implique un concept erroné de la nature du salut en Christ. Le salut comme exposé dans la Bible est une chose glorieuse raisonnable. En fait, elle est sensée. L’union avec Christ a lieu dans le royaume spirituel, par une révélation spirituelle de Christ dans le cœur, et elle peut être connue par les grâces spirituelles qui sont évidentes dans la vie d’un vrai croyant. Ceux qui croient au pardon baptismal, pourtant, insiste vraiment qu’une personne qui n’a pas encore été physiquement plongée dans l’eau n’est pas chrétienne, peu importante à quel point les preuves sont fortes que Dieu a élu résidence dans sa vie. C’est une vue du salut irrationnelle, superstitieuse, légaliste et sacramentelle. Elle est irrationnelle dans le fait qu’elle n’a pas de sens moral quel qu’il soit. Elle est superstitieuse parce qu’elle fait croire aux hommes que, d’une façon ou d’une autre, une action physique est nécessaire pour l’union avec Christ, même si ils ne peuvent pas comprendre pourquoi cela devrait être vraie. Elle est légaliste parce qu’elle enseigne aux hommes à obéir à un commandement afin d’avoir la paix avec Dieu. Elle est sacramentelle parce qu’elle donne une qualité semi-magique à la cérémonie du baptême.

Certains ont témoigné d’un sentiment de « paix » et de libération apparente du fardeau du péché qu’ils ont expérimenté comme résultat du baptême. Il y a une excellente raison psychologique à cela. Si on dit à des hommes tourmentés, « Faites CECI, CECI et CECI, et vous serez sauvés » (et ils croient vraiment ce qu’on leur dit), alors quand ils font les choses qui leur sont ordonnées, ils expérimenteront évidemment une sorte de « libération ». John Bunyan, dans le Voyage du Pèlerin, parle de cette même chose dans les conseils que le Sage Mondain donne à Chrétien concernant la façon dont il peut « être débarrassé de son fardeau ». « Pourquoi, dans le village là-bas (le village est appelé Moralité) demeure un gentleman dont le nom est Légalité, un homme très judicieux, et un homme de très grande renommée, qui a la compétence pour enlever des hommes de tels fardeaux comme celui qui est sur tes épaules ». Comme cela est plus facile de suivre Mr Légalité et de « faire quelque chose » afin d’être débarrassé de notre fardeau, que d’attendre qu’un Dieu invisible l’enlève pour nous !

Un appel personnel

Je vois maintenant, en vérité, que j’ai parlé beaucoup de temps dans mon zèle contre le faux enseignement du pardon baptismal. Cela devait être fait. Les premiers apôtres, sans mentionner le Seigneur Jésus Lui-même, ont condamné les fausses doctrines d’une manière qui semble presque « non-chrétienne » pour nous aujourd’hui, et nous aussi avons reçu l’ordre de « combattre avec ardeur » pour la foi et de réprouver les hommes « sévèrement ». (Jude 3 ; Tite 1 :13) Notre but ici, pourtant, doit être l’amour. C’est parce que nous aimons les hommes que nous crions de tout notre cœur contre l’erreur qui menace de les condamner. Contre vous, cher ami, qui êtes pris ou confus par ce faux enseignement, je ne porte aucun ressentiment ou mépris quel qu’il soit. Je vous aime et j’ai écrit ceci pour que vous soyez bénis. Que Dieu empêche que ce tract puisse être utilisé contre vous par des opposants amers qui veulent seulement un dispute et n’ont rien à faire de votre âme.

Et comment est-ce avec votre âme ? Votre foi est-elle dans une Personne ou dans une chose ? Peu importe comment vous pouvez dire que vous ne croyez pas au « salut par les œuvres », maintenez-vous toujours que les hommes doivent faire quelque chose en plus de croire à Christ pour être sauvés ? Nous n’avons pas besoin d’être autour de ceux qui enseignent le pardon baptismal très longtemps pour découvrir que leur message n’est pas « CHRIST, CHRIST, CHRIST », mais « BAPTEME, BAPTEME, BAPTEME ». Est-ce votre message ? Ou vous glorifiez-vous en Christ seul ? Dieu a-t-il ouvert vos yeux au message merveilleux du salut par le sang et la justice de Jésus ? Si oui, renoncerez-vous maintenant à votre foi dans le baptême qui est une chose diabolique et jetterez-vous tout votre être sur le Sauveur ? Viendrez-vous à Lui tel que vous êtes, en n’apportant aucune « bonnes œuvres » ou « obéissance » supposée avec vous, et dépendrez-vous de Jésus seulement comme étant votre Salut ? Si vous le voulez, Il vous attrapera certainement dans Ses bras tout-puissants et vous fera devenir « la justice de Dieu en Lui ».

« Car ce qui compte, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais c’est d’être une nouvelle créature. » Galates 6 :15

of Lake Road Chapel
Kirksville, Missouri