La Cessation opposée à la Continuation – L’Erreur des Extrêmes

L’Erreur des Extrêmes

Tout au long de la longue histoire de l’église chrétienne, une des tactiques de Satan les plus fructueuses a été l’utilisation des extrêmes. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne l’œuvre du Saint-Esprit. Aussitôt qu’une branche de la chrétienté a été conduite dans une position extrême, non-biblique ou même fanatique en ce qui concerne l’œuvre du Saint-Esprit, une autre branche a réagit avec une position à la foi également extrême et en opposition biblique. Nu besoin de le dire, des deux côtés, la Bible est soumise aux interprétations les plus anormales et les plus tordues afin de « prouver » ces positions, vu qu’elles ont surgi non de l’étude impartiale des Ecritures, mais dans la chaleur de la réaction aux abus de l’extrême opposée.

Les illustrations abondent, à la fois dans l’histoire de l’église et de nos jours. Pour chaque charismatique qui enseigne que les langues sont « la seule preuve évidente du baptême dans la Saint-Esprit, » il y a quelqu’un du camp opposé qui maintient catégoriquement que le baptême dans le Saint-Esprit est « toujours non-empirique. » D’un côté, se trouvent ceux qui acceptent naïvement toute affirmation sauvage au miraculeux comme étant une « grande œuvre de Dieu », de l’autre côté, se trouvent ceux qui nient totalement les miracles actuels. Certains voient des démons dans tout ; d’autres ne les voient nulle part. Certains disent que tous les dons surnaturels du Saint-Esprit avaient pour but d’être opérationnel dans toutes les églises locales à toutes les périodes de l’histoire depuis les apôtres ; d’autres soutiennent qu’aucun don surnaturel du Saint-Esprit n’avait pour but d’être opérationnels dans les églises et dans l’histoire depuis les apôtres.

Dans ce scénario, Satan gagne des deux côtés. Dans le premier groupe, les événements les plus grotesques et les plus fanatiques sont pris pour être l’œuvre du Saint-Esprit ; dans l’autre, les hommes reculent horrifiés et nient les dons miraculeux du Saint-Esprit dans leur ensemble. Des deux côtés, l’œuvre du Saint-Esprit est partiellement discréditée, et les hommes sont amenés à formuler leurs positions doctrinales en réponse aux erreurs introduites par le diable, non dans les termes par lesquels la Bible les présente.

En ce qui concerne la question de la continuation ou la cessation des miracles, des dons miraculeux du Saint-Esprit, etc., les Ecritures elles-mêmes ne nous mènent vers aucune des positions extrêmes présentées ci-dessus.

Deux règles générales donnent le cadre de base pour une compréhension biblique de cette question :

I. Une effusion générale, abondante, et une manifestation du Saint-Esprit et de Ses dons caractérisent l’époque de toute l’église de la Pentecôte jusqu’à la seconde venue.

1. Actes 2 :16-21 (Joël 2 :28-32) « Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël: Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand [et glorieux]. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé »

Ici, Pierre cite la prophétie de Joël concernant l’effusion du Saint-Esprit qui devait caractériser les « derniers jours. » Il est clair de ce passage, aussi bien que de beaucoup d’autres passages du Nouveau Testament, que le terme « derniers jours » fait référence à l’âge de toute l’église. Joël prévoit une période de temps continuant directement jusqu’à la seconde venue (« le grand et glorieux jour du Seigneur »). Cette période de temps est identique à la période dans laquelle « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (v.21) – i.e. toute la période de l’église. La Pentecôte fut ainsi seulement le commencement de l’accomplissement de l’Ecriture, qui promet une effusion de l’Esprit sur « toute chair, » des « fils et des filles » qui prophétisent, des visions, des rêves, etc. – lesquels n’ont pas été accomplis au jour de la Pentecôte. Quelques versets plus tard (v.33, 38-39), Pierre, à nouveau, fait bien comprendre que la promesse de Joël s’étend, non pas juste aux chrétiens du premier siècle, mais aux chrétiens de toutes les générations – « pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. »

2. 1 Corinthiens 13 :8-13 « L’amour ne périt jamais. Les prophéties seront abolies, les langues cesseront, la connaissance sera abolie. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, l’amour; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour. »

Ici, l’apôtre Paul enseigne en particulier que les dons surnaturels de l’Esprit seront présents dans l’église jusqu’à la seconde venue de Christ, quand ils seront alors « abolis. » Ce passage était utilisé de manière répétée par les pères de l’église pour prouver ce point même. L’idée nouvelle que le « parfait » qui « sera venu » fait référence au « canon du Nouveau Testament » est d’une invention récente et ne s’est même jamais rencontré chez les grand commentateurs du passé, encore moins chez l’apôtre Paul ou les Corinthiens ! A tout lecteur qui n’essaie pas de prouver qu’il a raison, il est clair que voir « face à face » fait référence à une rencontre personnelle (Genèse 32 :20 ; Exode 33 :11 ; Nombres 12 :18 ; Deutéronome 5 :4 ; Jérémie 32 :4 ; 2 Corinthiens 10 :1 ; 2 Jean 12 ; 3 Jean 14), et « connaitre pleinement, comme nous avons été connus » fait référence à quelque chose de beaucoup plus glorieux que d’avoir un « canon complet » ! Sommes-nous réellement préparer à dire que, comparé à nous, l’Apôtre Paul a seulement « vu dans un miroir, d’une manière obscure » et seulement « connaissait en partie » ?

3. Ephésiens 4 :11-13 « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ;.. »

Il est important de remarquer que, dans la pensée de Paul, les dons surnaturels ne sont pas donnés par Christ à l’église avant tout pour accréditer les apôtres, mais pour « édifier le corps de Christ. » Ces dons sont distribués à « chacun » (v.7-8) pour l’édification de l’église, jusqu’à ce que « nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu » – à la « mesure de la stature parfaite de Christ. » Il devrait être évident que l’église n’a pas encore atteint cette perfection, ni ne l’atteindra avant le retour de Christ. En d’autres mots, ce passage présente la même vérité que dans 1 Corinthiens 13, que les dons fonctionneront pour édifier le corps de Christ jusqu’à ce jour où ils ne seront plus nécessaires, et où l’église sera présentée à Christ, « n’ayant aucune tache, ni ride, ni rien de semblable. » (5 :27)

4. 1 Thessaloniciens 5 :16-24 « Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. N’éteignez pas l’Esprit. Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; abstenez-vous de toute espèce de mal. Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irréprochable, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. »

Une fois encore, dans ce passage, nous voyons Paul instruisant l’église concernant « l’extinction de l’Esprit » et les « prophéties, » dans le même passage où il leur affirme la seconde venue de Christ ! Clairement, il n’y avait aucun doute dans son esprit que les dons spirituels ne cesseraient pas deux mille ans avant le retour de Christ.

5. 1 Corinthiens 1 :4-9 « Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ. Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don, dans l’attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. »

Ici, encore, le concept de Paul des dons surnaturels de l’église jusqu’à la révélation du Seigneur Jésus Christ à la seconde venue est évident. Ceci, comme noté au-dessus, est la caractéristique continue de l’âge de l’église présentée dans la prophétie de Joël.

6. Marc 16 :14-20 « Enfin, il apparut aux onze, pendant qu’ils étaient à table; et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité. Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient.] »

Ici, le Seigneur Jésus présente les caractéristiques de l’âge de l’église. Des « signes » surnaturels accompagneront, pas seulement les apôtres, mais l’église du Nouveau Testament dans son ensemble – « ceux qui auront cru » (v.17) – les mêmes personnes à qui il est fait référence dans les versets précédent comme « ceux qui croiront et qui seront baptisés. » (v.16) Combien de temps durera cette situation ? Le passage parallèle dans Matthieu 28 :18-20 le fait comprendre. « Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » De ceci, il est évident que la grande mission (et les promesses qui y sont liées), bien que donnée à l’origine aux apôtres, est censée s’étendre à « toutes les nations » et continuer « même jusqu’à la fin des temps, » pas juste pendant le ministère limité et la vie des douze. (Quand Jésus dit, « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde, » Il ne peut absolument pas faire référence aux apôtres, qui sont morts il y a au moins 2000 ans avant la « fin du monde. ») Ainsi, nous voyons le même schéma dans l’enseignement du Seigneur que dans celui des Apôtres Pierre et Paul dans les passages déjà cités.

7. 1 Corinthiens 12-14 et d’autres passages trop nombreux à mentionner.

C’est un principe général de grande importance que le Nouveau Testament a été donné à l’église comme sa règle de foi et de devoir. Il n’a pas été donné comme un livre d’histoire pour satisfaire notre curiosité sur la manière dont l’église fonctionnait avant (1 Corinthiens 12-14), ou à quelles exhortations les chrétiens devaient obéir avant (1 Thessaloniciens 5 :19-22 ; 1 Corinthiens 14 :1, 12-13, 39 etc.), ou quelle opposition démoniaque les croyants avaient l’habitude de confronter (Actes 16 :16-17 ; 8 :7 ; 19 :19, etc.), ou quels pouvoirs les chrétiens avaient en confrontant cette opposition (Luc 10 :17-20 ; Matthieu 10 :19-20 ; Actes 16 :18 ; Marc 11 :22-24 ; Marc 16 :17-18). Dans les passages comme 1 Corinthiens 12-14, qui présentent l’église sous l’analogie d’un « corps avec beaucoup de membres, » il n’y a jamais le moindre indice que certains dons « continuent » et d’autres non, ou que certains sont « surnaturels » et d’autres non, ou que certains sont « extraordinaires » et d’autres sont seulement « ordinaires. » Jamais n’y a-t-il le moindre indice dans ces passages que les dons « signes » (quels qu’ils soient) passeraient avec les apôtres. Il n’est pas non plus enseigné ou laissé entendre que les hommes ont besoin d’apôtres pour leur imposer les mains afin de recevoir ces dons. En fait, Paul rappelle en particulier aux Galates que Dieu « leur donnera l’Esprit et opérera des miracles parmi eux, » non pas en imposant Ses mains, mais par « la prédication de la foi. » (Galates 3 :2,5) La même chose est évidente dans Actes 11 :15-17, où Dieu déverse Son Esprit indépendamment de Pierre, et Pierre réalise qu’il n’a aucun droit de « s’opposer à Dieu. » De la même manière, dans 1 Corinthiens 14 :1,13 Paul instruit l’église de « désirer ardemment », et de « prier » pour les dons spirituels comme des bénédictions qui pouvaient être reçues directement de Dieu, sans sa propre présence ou participation.

II. Même si tout l’âge de l’église est caractérisé par les dons surnaturels de l’Esprit, la profusion et la distribution de ces dons restent dans les mains de l’Esprit souverain.

1. Pas « toujours, » « tout le temps, » « partout. » Il est clair, à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament, que les miracles ne se sont pas produits uniformément tout au long de l’histoire du peuple de Dieu. Il y a eu des périodes d’activité spéciale de la part du Saint-Esprit. Ce fut en particulier approprié que les événements entourant le don de la Loi (en incluant la sortie d’Egypte et la révélation sur le Mont Sinaï) soient accompagnés de « puissants signes et miracles » et par le « bras puissant » de Dieu. (Deutéronome 4 :32 ; Hébreux 12 :18-21) De même, ce fut particulièrement approprié que la venue dans le monde du Fils unique de Dieu soit accompagnée de manifestations inhabituelles de la puissance divine, « par des signes, des prodiges et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit selon Sa volonté. » (Hébreux 2 :4) En tant que représentants directs de Christ, les Apôtres, à des degrés divers, sont entrés dans ces manifestations spéciales. On nous dit dans Actes 19 :11-12, par exemple, que « Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touche son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. » De même, Paul parle dans 2 Corinthiens 12 :12 des « preuves de mon apostolat » qu’il avait montrées parmi les Corinthiens « par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles. »

En même temps, nous devons faire attention de ne pas amener cet argument à un extrême non biblique, comme certains l’ont fait. Ces périodes de visitation spéciale n’ont pas toutes été liées au don d’un nouveau corpus de révélation. Elles se sont produites à d’autres moments aussi, selon le bon plaisir de Dieu, comme à l’époque d’Elie et d’Elisée. Bien que les miracles bibliques aient été particulièrement abondants au moment de grands événements de la révélation dans l’Ecriture, ils étaient loin de manquer à d’autres périodes. Comme Jérémie 32 :17-21 l’explique, Dieu non seulement « a fait des miracles et des prodiges dans le pays d’Egypte », mais aussi « jusqu’à ce jour, et en Israël et parmi les hommes » (v.20), Il a continué de faire des miracles. L’idée que les miracles ont été donnés premièrement pour accréditer certains hommes (comme les apôtres) n’est simplement pas en accord avec la preuve scripturaire. Comme noté précédemment, les divers dons sont donnés « pour équiper les saints pour le travail du service, pour l’édification du corps de Christ. » Plutôt que de voir les pouvoirs miraculeux comme étant limités à quelques leaders (comme eux-mêmes), des hommes comme Moïse et Paul ont désiré voir l’Esprit de la prophétie répandue aussi largement que possible parmi le peuple de Dieu : « Es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de l’Eternel être composé de prophètes ; et veuille l’Eternel mettre Son Esprit sur eux ! » (Nombres 11 :26-29) « Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. » (1 Corinthiens 14 :5)

Prophétiser de telle manière dans l’Ancien Testament n’était pas une menace pour la révélation d’autorité donnée une fois pour toutes par Dieu à Moïse. Prophétiser à Corinthe n’était pas non plus une menace pour l’enseignement d’autorité donné par les Apôtres. Ces déclarations ne furent jamais, même dans l’église primitive, reçues comme étant au même niveau que l’Ecriture, mais devaient plutôt être « jugées » (1 Corinthiens 14 :29) et « examinées avec attention. » (1 Thessaloniciens 5 :21) Tout ce qui ne s’accorde pas avec l’enseignement apostolique doit être rejeté. (1 Corinthiens 14 :37-38 ; 1 Timothée 6 :3-5) La même chose était vraie des « signes et des miracles » à l’époque de Moïse. (Deutéronome 13 :1-5) Ainsi, l’argument que les dons de l’Esprit ont cessé parce que le canon des Ecritures est complet (ou qu’une manifestation continue des dons serait une menace pour l’autorité de l’Ecriture) n’est pas valide.

Le fait que, tout au long de la Bible, l’activité spéciale de l’Esprit se produit à certains moments, couplé avec l’enseignement explicite de 1 Corinthiens 12-14 que les dons de l’Esprit sont donnés souverainement, « selon le désir de Dieu, » (12 :11,18) devrait nous garder de l’erreur de penser que nous devons attendre les mêmes manifestations de l’Esprit à toutes les périodes de l’histoire de l’église. La capacité d’opérer des miracles n’était pas une possession automatique soit des apôtres, soit de l’église primitive. (Matthieu 17 :19-20) Même à l’époque du Nouveau Testament, les chrétiens étaient dépendants pour leurs puissants succès d’effusions répétées du Saint-Esprit comme Dieu trouvait bon de leur accorder. Ce fut seulement quand Dieu « étendait Sa main pour guérir » que « les signes et les miracles avaient lieu dans le nom de Son saint serviteur Jésus. » (Actes 4 :29-31) Ni dans l’église primitive ni aujourd’hui, les hommes ne peuvent-ils dicter à Dieu quand et où Il fera Ses miracles, ou quel instrument Il utilisera pour les faire.

of Lake Road Chapel
Kirksville, Missouri